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« L’HUMANITÉ NE RETROUVERA PAS LA PAIX
TANT QU’ELLE NE SE TOURNERA
PAS AVEC CONFIANCE VERS MA MISÉRICORDE » (PJ 300)



Dieu Miséricordieux, pour transmettre au monde entier Le message de la miséricorde Divine, Il a choisi et Il a formé deux apôtres de l’amour Divin : sainte sœur Faustine Kowalska et le bienheureux abbé Michel Sopoćko. Malgré que ces personnages s’efforçaient fidèlement d'accomplir la volonté Divine avec leur zèle héroïque, ils n'ont pas été appréciés pendant la vie mais ils ont atteint la sainteté et la mémoire éternelle.
Le but de l’élaboration de la publication est montrer de la façon courte et claire le témoignage de leur vie et de l’attitude de la confiance infinie en Dieu dans la réalisation de la mission confiée, mener le lecteur par les faits documentés et les informations sur la continuité des événements liés  à cette mission sans leur interprétation pour laisser la possibilité de ses propres réflexions sur la manière de les comprendre.
Nous confions que les fragments choisis du « Petit Journal » de sœur Faustine (les numéros entre parenthèses indiquent la numérotation des paragraphes) et ceux de la publication du abbé docteur Michel Sopoćko contribueront à la connaissance et à l’acceptation avec confiance du message de la Divine miséricorde, à l’expérience personnelle de Ses grâces infinies, particulièrement dans des situations de vie difficiles.



VATICAN, place Saint Pierre. Cérémonie de la canonisation de Soeur Faustine Kowalska.
Fot. REUTERS, Photographer VINCENZO PINTO


Les fragments de l'homÉlie Jean Paul II livrés le jour de la canonisation de sœur Faustine:

« (...) La canonisation de sœur Faustine revêt une éloquence particulière : à travers cet acte, j’entends transmettre aujourd’hui ce Message de la miséricorde au nouveau millénaire. Je le transmets à tous les hommes afin qu'ils apprennent à connaître toujours mieux le véritable visage de Dieu et le véritable visage de leurs frères.
(...) Faustine, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne à toute l’Eglise, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la miséricorde Divine...
(...) Que ton message de lumière et d’espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité ».

Source: www.vatican.va/holy_father/john_paul_II/homilies/2000/documents/


LE MESSAGE DE LA MISÉRICORDE DIVINE


C’est à Sainte Faustine, une religieuse polonaise de la Congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde qui avait une confiance illimitée en Dieu, que le Seigneur Jésus confia une grande mission: le message de la Miséricorde adressé au monde entier. Sa mission consiste à transmettre de nouvelles prières et formes du culte de la Divine Miséricorde pour rappeler la vérité oubliée sur l’Amour miséricordieux du Seigneur envers chaque homme. Dans ce message, le Dieu de miséricorde se révèle en Jésus Christ Notre Sauveur comme Père d’amour et de miséricorde, particulièrement envers les malheureux, les égarés et les pécheurs.


Soeur Marie Faustine Kowalska

« Tu es la secrétaire de Ma miséricorde, Je t'ai choisie
pour cette fonction dans cette vie et dans la vie future » (PJ 1605).

« ... ton devoir est d’écrire tout ce que Je te fais connaître à propos de Ma miséricorde au profit des âmes qui, en lisant ces écrits, seront consolées et auront le courage de s’approcher de Moi » (PJ 1693).


« Aujourd’hui, Je t’envoie vers toute l’humanité avec Ma miséricorde. Je ne veux pas punir l’humanité endolorie, mais Je désire la guérir en l’étreignant sur Mon coeur miséricordieux (…); avant le jour de la justice, J’envoie le jour de la miséricorde » (PJ 1588).

Le Sauveur désire que le monde entier connaisse la miséricorde Divine, que chaque homme qui fait la confiance en Lui, découvre la beauté et la richesse de la miséricorde chrétienne. À tout cela servent de nouvelles formes du culte de la miséricorde Divine et les promesses qui y sont attachées.

« Les grâces de Ma miséricorde se puisent à l’aide d’un unique moyen - et c'est la confiance. Plus sa confiance est grande, plus l’âme reçoit » (PJ 1578).



L’essentiel du culte de la Divine Miséricorde, c’est la confiance en Dieu ( désir de la réalisation de Sa volonté) et la pratique de la miséricorde envers le prochain en les confiant à  l`amour infini et la bonté de Dieu. La confiance est aussi  la condition pour bénéficier des promesses que le Seigneur Jésus a attachées aux nouvelles formes de la vénération de la Divine Miséricorde.

« J’ai ouvert Mon cœur, en tant que source vivante de miséricorde; que toutes les âmes y puisent la vie, qu’elles s’approchent de cet océan de miséricorde avec une très grande confiance. Les pécheurs obtiendront justification et les justes seront affermis dans le bien » (PJ 1520).

« La conversion comme la persévérance sont une grâce de Ma miséricorde » (PJ 1577).



LES NOUVELLES FORMES
DE LA VÉNÉRATION DE LA DIVINE MISÉRICORDE


LE TABLEAU DE JÉSUS MISÉRICORDIEUX

Le 22 février 1931 le Seigneur Jésus apparaît à Sainte Faustine dans la cellule du couvent
à Plock (Pologne) et Il lui ordonne de peindre un tableau selon le modèle révélé en vision.

« Peins un tableau selon le modèle que tu vois, avec l’inscription: Jésus, j’ai confiance en Toi. Je désire que l’on honore ce tableau, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier. Je promets que l’âme qui honorera ce tableau ne sera pas perdue. Je lui promets aussi la victoire sur ses ennemis d’ici-bas, spécialement à l’heure de la mort. Moi-même, Je la défendrai, comme Ma propre gloire. (...) Je désire qu’il y ait une fête de la Miséricorde. Je veux que ce tableau que tu peindras avec un pinceau soit solennellement béni, le premier dimanche après Pâques; ce dimanche doit être la fête de la Miséricorde. Je désire que les prêtres proclament Ma grande miséricorde envers les âmes pécheresses » (PJ 47-49).

« Je donne aux hommes un vase, avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la Miséricorde. Ce vase, c’est ce tableau, avec l’inscription: Jésus, j’ai confiance en Toi » (PJ 327).

« Par ce tableau j’accorderai beaucoup de grâces; que chaque âme ait donc accès à lui » (PJ 570).


LA FÊTE DE LA MISÉRICORDE

« Je désire que la fête de la Miséricorde soit un recours et un refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. (...) je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de Ma miséricorde. Toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de sa punition; en ce jour-là sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s’écoulent les grâces; qu’aucune âme n’ait peur de s’approcher de Moi, même si ses péchés sont comme l’écarlate » (PJ 699).

« Même si cette âme est en décomposition comme un cadavre, et même si humainement parlant il n’y a plus aucun espoir de retour à la vie, et que tout semble perdu, il n’en est pas ainsi selon Dieu, le miracle de la Miséricorde Divine redonnera vie à cette âme dans toute sa plénitude » (PJ 1448).



LE CHAPELET À LA DIVINE MISÉRICORDE

Le Seigneur Jésus dicta à Sainte Faustine le chapelet à la Divine Miséricorde à Vilnius (Lituanie), les 13 et 14 septembre 1935, en tant que prière de la demande la grâce de la Miséricorde Divine pour les pécheurs.

« Par ce chapelet tu obtiendras tout, si ce que tu demandes est conforme à Ma volonté » (PJ 1731).

« Récite constamment le chapelet que Je t’ai enseigné. Quiconque le dira accédera à une grande miséricorde à l’heure de sa mort. Les prêtres le recommanderont aux pécheurs comme ultime planche de salut; même le pécheur le plus endurci, s’il récite ce chapelet une seule fois, obtiendra la grâce de Mon infinie miséricorde » (PJ 687).

« Il Me plaît de leur accorder tout ce qu’elles me demanderont en disant ce chapelet. Lorsque les pécheurs endurcis le réciteront, J’emplirai leur âme de paix et l’heure de leur mort sera heureuse. Écris cela pour les âmes affligées: Lorsque l’âme verra ses péchés et en mesurera le poids, lorsque se dévoilera à ses yeux tout l’abîme de la misère dans laquelle elle s’est plongée, qu’elle ne désespère pas mais qu’elle se jette avec confiance dans les bras de Ma miséricorde, comme l’enfant dans les bras de sa mère bien-aimée.
(...) Dis-leur qu’aucune âme faisant appel à Ma miséricorde n’a été déçue ni n’a éprouvé de honte. Je me complais particulièrement dans l’âme qui fait confiance à Ma bonté. Écris: Si l’on récite ce chapelet auprès d’un agonisant, je me tiendrai entre le Père et l’âme agonisante, non pas en tant que Juge juste, mais comme Sauveur miséricordieux » (PJ 1541).

« A l’heure de la mort Je défends comme ma propre gloire chaque âme qui récite ce chapelet elle-même, ou bien si d’autres le récitent près de l’agonisant – l’indulgence est la même. Quand on récite ce chapelet auprès de l’agonisant, la colère divine s’apaise, une miséricorde insondable s’empare de son âme » (PJ 811).

On récite la prière sur un chapelet. « Au début:
Notre Père qui es aux cieux, que Ton nom soit sanctifié, que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. Amen.
Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

Sur les gros grains du Notre Père (1 fois):
Père Eternel, je t’offre le Corps et le Sang,
l’Âme et la Divinité de Ton Fils bien-aimé,
Notre Seigneur Jésus Christ.
En réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.
Sur les petits grains du Je vous salue Marie (10 fois):
Par Sa douloureuse Passion,
sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.
À la fin (3 fois):
Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel,
prends pitié de nous et du monde entier » (PJ 476).



L’HEURE DE LA DIVINE MISÉRICORDE

En octobre 1937, à Cracovie (Pologne), le Seigneur Jésus recommande d’honorer l’heure de Sa mort et de prier, quelques instants au moins, en faisant appel aux valeurs et aux mérites de Sa passion.

« A trois heures implore ma miséricorde, tout particuliérement pour les pécheurs, et ne fût-ce que pour un bref instant, plonge-toi dans ma passion, en particulier dans mon abandon au moment de mon agonie. C ‘est là une heure de grande miséricorde pour le monde entier. Je te laisserai pénétrer ma mortele tristesse ; en cette heure, je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie, par ma passion... » (PJ 1320).

« ... chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, immerge-toi tout entière en Ma miséricorde en L’adorant et en la glorifiant; fais appel à Sa toute-puissance pour le monde entier (...). A cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres; à cette heure-là, grâce fut donnée au monde entier - la miséricorde l’emporta sur la justice. (...) essaie à cette heure-là de faire le chemin de croix; mais si tu ne peux pas faire le chemin de croix, entre au moins un moment à la chapelle et célèbre Mon cœur qui est plein de miséricorde dans le Très Saint Sacrement; et si tu ne peux entrer à la chapelle, plonge-toi dans la prière là où tu te trouves, ne serait-ce que pour un tout petit moment. J’exige de toute créature de vénérer Ma miséricorde » (PJ 1572).

« La source de Ma miséricorde fut largement ouverte par la lance sur la croix pour toutes les âmes, Je n’ai exclu personne » (PJ 1182).



PROPAGATION DU CULTE DE LA DIVINE MISÉRICORDE
– ACTES DE LA MISERICORDE

« ... fais ce qui est en ton pouvoir pour étendre la vénération de Ma miséricorde, Je suppléerai à ce qui te manque. Dis à l’humanité douloureuse de se blottir dans Mon cœur miséricordieux et je la comblerai de paix.(...) Quand l’âme s’approche de Moi avec confiance, Je la comble de tant de grâces qu’elle ne peut les contenir toutes et qu’elle rayonne sur les autres âmes. Les âmes qui propagent la vénération de Ma miséricorde, Je les protège durant toute leur vie, comme une tendre mère son nourrisson » (PJ 1074).

« Aux prêtres qui proclameront et glorifieront Ma miséricorde, je donnerai une force extraordinaire, je bénirai leurs paroles et je toucherai les cœurs auxquels ils s’adresseront » (PJ 1521).

« Tu dois témoigner aux autres la miséricorde, toujours et partout, tu ne peux pas t'en écarter, ni t'excuser, ni te justifier. Je te donne trois moyens pour exercer la miséricorde envers le prochain: le premier - l'action, le deuxième - la parole, le troisième - la prière; ces trois degrés renferment la plénitude de la miséricorde et c'est la preuve irréfutable de l'amour envers Moi. De cette manière, l'âme glorifie et honore Ma miséricorde » (PJ 742).



LA NOUVELLE CONGRÉGATION

Sainte Faustine fit des efforts pour discerner le plan de Dieu concernant la fondation d’une nouvelle congrégation. Dans cette intention elle offrit à Dieu de nombreuses prières et souffrances. En juin 1935, à Vilnius (Lituanie), elle écrit:

« Dieu exige qu’il y ait une congrégation qui annoncera Sa miséricorde au monde et qui par ses prières l’obtiendra pour le monde » (PJ 436).

« Sans cesse elles vont implorer la miséricorde Divine pour elles et pour le monde entier, et chaque acte de miséricorde va découler de l’amour divin dont ces religieuses déborderont. Elles vont s’efforcer de faire leur ce grant attribut de Dieu, d’en vivre et tâcher que les autres le connaissent et aient confiance en la bonté Divine » (PJ, 664).

« J’ai vu le couvent de cette nouvelle congrégation. C’est un bâtiment très large et très grand; j’en ai visité chaque partie, l’une après l’autre, et j’ai vu que, partout, la Divine providence avait pourvu à tout ce qui était nécessaire.
(...) Durant la Sante Messe, la lumière vint en moi et la profonde compréhension de toute cette oeuvre ne laissa pas l’ombre d’un doute dans mon âme. Le Seigneur m’a fait connaître Sa volonté comme en trois tâches, mais qui ne font qu’un.
La première: c’est que les âmes séparées du monde brûleront en offrande devant le trône de Dieu et imploreront miséricorde pour le monde entier; elles obtiendront par leurs prières la bénédiction pour les prêtres et prépareront le monde, par leurs prières, à l’avènement final de Jésus.
La deuxième: c’est la prière unie à l’acte de miséricorde. Elles défendront particulièrement les âmes des enfants contre le mal. Prière et acte de miséricorde contiennent en eux tout ce que ces âmes devront mettre en oeuvre, et en leur sein peuvent être admises même les plus pauvres; elles essaieront d’éveiller l’amour et la miséricorde de Jésus dans ce monde égoïste. La troisième: c’est la prière et l’empressement à la miséricorde, sans aucune obligation de vœux, mais ce faisant, elles auront part à tous les mérites et privilèges de l’ensemble.
Cette troisième tâche peut concerner tous les gens vivant dans le monde. Ils devront accomplir au moins un acte quotidien de miséricorde, car il peut y en avoir beaucoup, puisqu’il est facile de le faire pour chacun, même pour le plus pauvre, car l’accomplissement de la miséricorde est triple: la parole miséricordieuse, par le pardon et la consolation; deuxièmement, là où tu ne peux pas prendre la parole, prier - et cela est miséricorde; troisièmement, les actes de miséricorde. Et lorsque viendra le dernier jour, nous serons jugés sur cela et, selon cela, sera prononcé notre jugement pour l’éternité » (PJ 1154-1158).




« Voilà l’aide visible pour toi sur la terre.
Il t’aidera à accomplir Ma volonté » (PJ 53).

« Grâce à son action, une nouvelle lumière va briller
dans l’Église de Dieu pour la consolation des âmes » (PJ 1390).

 

BIENHEUREUX ABBÉ MICHEL SOPOCKO


Dans cette mission de Soeur Faustine, la providence Divine a confié un rôle particulier à son confesseur et directeur spirituel, le révérend l’abbé Michel Sopocko. Pendant la période du séjour de Soeur Faustine à Vilnius (Lituanie), dans les années 1933-1936, il était pour elle d’une aide irremplaçable dans le discernement de ses expériences intérieures et des visions. C’est lui qui a recommandé à soeur Faustine d’écrire le « Petit Journal », document de la mystique catholique d’une valeur exceptionnelle. Y apparaît également le caractère extraordinaire de la personne même du l’abbé Sopocko et l’apport de son travail dans la réalisation des demandes du Seigneur Jésus.


Le bienheureux abbé Michel Sopocko

« C’est un prêtre selon Mon coeur,
ses efforts Me sont agréables (…);
par lui, il M’a plu de propager la vénération
envers Ma miséricorde... » (PJ 1256).

« Sa pensée est étroitement unie à Ma pensée,
sois donc sans crainte pour ce qui est de Mon œuvre,
Je ne le laisserai pas se tromper, et toi,
ne fais rien sans son autorisation » (PJ 1408).


La mise en oeuvre de la peinture du tableau de Jésus Miséricordieux, l’exposition du tableau à la vénération publique, la diffusion du chapelet de la Divine Miséricorde, le lancement des démarches en vue d’établir la fête de la Divine Miséricorde ainsi que la fondation d’une nouvelle congrégation religieuse se sont accomplis à Vilnius grâce aux efforts de l’abbé Michel Sopocko. Depuis ce temps-là, leurs oeuvres communes rachetées au prix de prières et souffrances rayonnent sur le monde entier.



« En voyant le dévouement et les peines de l’abbé Sopocko dans cette oeuvre, j’admirais sa patience et son humilité; tout cela a coûté non seulement beaucoup de peines et de contrariétés diverses, mais aussi beaucoup d’argent et l’abbé Sopocko subvenait à toutes les dépenses. Je vois que la providence Divine l’a préparé à accomplir cette œuvre de miséricorde avant que je n’aie prié Dieu pour cela. Oh! Que Tes chemins sont surprenants, mon Dieu, et heureuses les âmes qui suivent l’appel de la grâce Divine » (PJ 422).

« Ô mon Jésus, Tu vois quelle immense gratitude j’ai pour l’abbé Sopocko qui a mené Ton œuvre si loin. Cette âme si humble a su supporter tous les orages, et elle ne s’est pas laissé décourager par les contrariétés, mais elle a répondu fidèlement à l’appel de Dieu » (PJ 1586).



« (...) où je parlais avec le directeur de mon âme, je perçus intérieurement, son âme en proie à une grande souffrance, à un supplice tel que rares sont les âmes que Dieu touche d’un pareil feu. Cette œuvre en était la cause. Un jour viendra où cette œuvre tant recommandrée par Dieu paraîtra presque totalement détruite – et alors Dieu commencera à agir avec une grande force qui témoignera de sa vérité. Cette œuvre donnera une nouvelle splendeur à l’Église, bien qu’elle y existe depuis longtemps déjà. Personne ne peut nier que Dieu est infiniment miséricordieux; Il désire que tout le monde le sache; avant qu’Il ne revienne comme Juge, Il veut que les âmes Le connaissent d’abord comme Roi de miséricorde. Quand viendra ce triomphe, nous serons déja dans cette vie nouvelle où il n’y a plus de souffrance, mais avant cela, « ton âme sera abreuvée d’amertume devant l’anéantissement de tes effors ». Cependant cet anéantissement ne sera qu’apparent, car Dieu ne change pas ce qu’Il a une fois décidé; mais bien que l’anéantissement ne soit qu’apparent, pourtant la souffrance sera bien réelle. Quand cela arrivera-t-il – je ne le sais pas; combien de temps cela durrera-t-il – je l’ignore » (PJ 378).

« Jésus, cette affaire est Tienne, pourquoi agis-Tu de la sorte envers lui? Il me semble que Tu lui suscites des difficultés, tout en lui ordonnant d’agir. Écris que nuit et jour Mon regard repose sur lui et que si je permets ces contrariétés c’est pour augmenter ses mérites. Ce n’est pas la réussite que je récompense, mais la patience et la peine prises pour Moi » (PJ 86).

« Il y aura autant de fleurons dans sa couronne que d’âmes sauvées par cette œuvre... » (PJ 90).



« Dieu, en Ses jugements impénétrables, permet parfois que ceux qui ont pris le plus de peine à l’accomplissement d’une oeuvre ne puissent pas le plus souvent jouir sur cette terre des fruits de cette oeuvre, Dieu leur en conservant toute la joie pour l’éternité; mais malgré tout, parfois Dieu leur fait savoir combien les efforts de telles âmes Lui sont agréables, et ces moments les fortifient pour de nouvelles luttes et épreuves. Ce sont les âmes les plus semblables au Sauveur qui n’a gouté qu'amertume dans l’oeuvre qu’Il fonda sur la terre » (PJ 1402).

« Jésus m’a fait connaître comment tout dépend de Sa volonté, en me donnant une profonde paix en ce qui concerne toute cette œuvre. Écoute, Ma fille, bien que toutes les œuvres qui naissent de Ma volonté soient exposées à de grandes souffrances, vois cependant, l’une d’elles a-t-elle été exposée à de plus grandes difficultés, que l’œuvre qui dépend directement de Moi - l’œuvre de la Rédemption. Tu ne dois pas trop prendre à cœur les contrariétés. Le monde n’est pas aussi fort qu’il semble l’être, sa force est strictement limitée » (PJ 1643).



L’abbé Sopocko écrit dans son « Journal »:

« Il y a des vérités que l’on connaît, dont on entend parler et dont on parle souvent, mais que l’on ne comprend pas. Il en était de même pour moi, en ce qui concerne la vérité sur la miséricorde Divine. Tant de fois je mentionnais cette vérité dans les homélies, j’y pensais pendent les retraites, je la répétais dans les prières de l’Eglise – surtout dans les psaumes – mais je ne comprenais pas la signification de cette vérité et je n’entrais pas dans son contenu, c’est-à-dire qu’elle était un attribut suprême de l’activité de Dieu à l’extérieur. Il fallait qu’une simple religieuse, soeur Faustine, de la Congrégation des Soeurs de Nôtre-Dame de la Miséricorde, guidée par une intuition, m’en parle. Elle me le répétait brièvement et souvent, en me poussant à examiner, à étudier cette vérité et à y réfléchir fréquemment. (...) Tout au début je ne savais pas trop bien de quoi il s’agissait, j’écoutais, je doutais, je me posais des questions – ce n’est que quelques années plus tard que j’ai compris l’importance de cette oeuvre, l’immensité de cette idée et je me suis persuadé moi-même de l’efficacité de ce culte vivifiant et ancien, c’est vrai, mais négligé et nécessitant donc d’être renouvelé à notre époque.
(...) La confiance en cette miséricorde Divine, la propagation du culte de cette miséricorde parmi les hommes, et le fait de lui consacrer toutes mes pensées, paroles et actions, sans une ombre d’y rechercher ma propre gloire sera dorénavant le fondement essentiel de ma vie, avec l’aide de cette miséricorde incommensurable ».



L’abbé Michel Sopocko naquit à Nowosady près de Vilnius (Lituanie). Dans les années 1910-1914, il fit les études de théologie à l’Université de Vilnius, et ensuite à Varsovie, où il acheva aussi ses études à l’Institut Supérieur de Pédagogie. Après avoir fait un doctorat en théologie morale, en 1926, il est devenu père spirituel au séminaire de Vilnius il fut habilité en 1934. Il travaillait comme professeur de théologie pastorale à la Faculté de Théologie de l’Université Étienne Bathory à Vilnius et au Séminaire à Bialystok (1928-1962). Dans les années 1918-1932, il fut aumônier de l’Armée Polonaise à Varsovie et à Vilnius. (voir Biographie).

Dans les travaux qu’il a publiés, l’abbé Sopocko donna des bases théologiques des nouvelles formes du culte de la Divine miséricorde qu’il propageait avec ardeur. (voir Extraits du livre). Il s’engagea dans différentes activités sociales et d’évangélisation. Il écrivit des lettres de formation pour la première communauté des sœurs qui fut à l’origine de la Congrégation des Sœurs de Jésus Miséricordieux. Il rédigea ensuite des constitutions selon les réflexions et propositions de sœur Faustine. Il est l’auteur de prières à la Divine miséricorde, rédigées à partir de ses textes et après la mort de sainte sœur Faustine avec laquelle il resta en contact jusqu’à la fin de sa vie, conséquemment il réalisa les tâches qui leur étaient destinées dans les révélations. Il resta en contact avec elle jusqu’à la fin de sa vie. Après sa mort, il réalisa fidèlement et jusqu’au bout les tâches qui leur étaient destinées dans les révélations reçues par sœur Faustine.



L’abbé Michel Sopocko, jusqu’à la fin de sa vie, approfondissait et propageait, avec un zèle héroïque, le message de la Divine miséricorde. Il est décédé à Białystok, en odeur de sainteté le 15 février 1975, jour de Saint Faustin, patron de soeur Faustine.
La maison dans laquelle l’abbé Sopocko a passé  la  dernière période de sa vie. Elle appartient actuellement à la Congrégation des Soeurs de Jésus Miséricordieux. Dans l’appartement de l’abbé Sopocko on a aménagé une chambre commémorative.




 
 


LA CONGRÉGATION DES SOEURS DE JÉSUS MISÉRICORDIEUX - CHAMBRE COMMÉMORATIVE.
La maison des dernières années et de la mort de l’abbé Michel Sopocko. Bialystok (Pologne), ul. Poleska 42.



Le 26 septembre 2008, par décret du Pape Benoît XVI,  l’abbé Michel Sopocko fondateur de la Congrégation des Soeurs de Jésus Miséricordieux, a été proclamé Bienheureux.

 

 

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Droits d’auteurs réservés. © Elaboration du texte – Urszula Grzegorczyk
Consultation – sœur Maria Kalinowska, Congrégation des Sœurs de Jésus Miséricordieux
Il est permis de copier les textes à condition de citer en entier l’origine de la provenance
© Traduction de la version polonaise: Wanda Kapica, Violetta Wawer, s. Katarzyna Popenda CSJM